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L'acceptation et le lâcher prise

Connaître la vraie différence entre l’acceptation et le lâcher prise. Assimilez-vous l’acceptation à l’abandon/au renoncement ou à l’amour ?

Partage d’impressions et de ressentis : Je me suis aperçue, en sessions, que l’inconscient, voire le conscient, confondaient souvent ces deux concepts.

Lâcher prise peut être quelquefois vécu comme une défaite, surtout lorsqu’on agit et interagit dans la densité de la matière, plutôt que dans l’amour. Cela se passe quand nous sommes gouvernés par nos émotions de survie. Ce sont toutes les émotions qui ont permis à l’être humain, depuis le fond des âges, d’assurer sa survie en milieu hostile ou face à une urgence : la peur, le doute, la colère, le jugement, etc. On retrouve là le syndrome « combats ou fuis » répondants aux besoins vitaux de sécurité, de contrôle et de reconnaissance qui définissent souvent l’homme. Aujourd’hui,  nous succombons, pour beaucoup, au stress incubé par la société moderne. Nous nous retrouvons ainsi dans des états d’hyper-vigilance ne nous permettant pas d’évacuer nos émotions et nos tensions, de nous relier à notre divinité intérieure.  Les émotions de survie nous dominent et l’on se retrouve plutôt à lutter pour avancer plutôt que de justement lâcher prise pour s’élever au-dessus de la densité. Nous manquons de fluidité, nous nous battons contre les éléments, rendant notre existence plus difficile. Si bien qu’au bout d’un moment, le corps et l’esprit n’en pouvant plus, ils nous poussent à lâcher, abandonner, renoncer, accepter ce que nous avons créé.

Pris dans ce cycle pernicieux, un incessant balancier nous fait osciller entre la prise de pouvoir face aux circonstances/évènements, en luttant/exigeant, et  le renoncement/l’abandon par la suite, quand nous n’en pouvons plus. Nous nous empêtrons alors dans la frustration,  nous nous rendons prisonnier des circonstances, nous les subissons, impuissants, si nous n’obtenons pas le résultat désiré.
Dans ce cas-là, l’acceptation peut être vécue et ressentie comme une défaite.
Lorsque nous sommes dans l’amour, l’acceptation et le lâcher prise sont vécus d’une manière totalement opposée : ils nous libèrent. Nous le ressentons vraiment comme une libération.

Quelle est la vraie acceptation ? Celle qui libère ?

Ex : Durant des années, j’ai dépensé une incroyable énergie à me faire accepter par ma sœur ainée.  J’ai été dans un état d’esprit de lutte permanente pour qu’elle m’accepte, comme une validation de ma légitimité en ce monde. Je faisais beaucoup pour lui plaire ou alors je me sentais en compétition avec elle. C’est tout ce que j’avais trouvé pour me sentir acceptée et exister. J’attirai des schémas de rejet qui se traduisaient ainsi par un sentiment d’impuissance et qui finissaient souvent en colères.
Quel que soit ce que j’entreprenais pour lui faire plaisir, cela n’allait jamais. Je m’empêtrais dans des émotions de survie, guidée par la colère, le jugement, voire la compétition pour me faire reconnaître, pour aller chercher ce manque d’amour que je percevais.
J’avais beau travailler sur ces schémas, mais cela s’arrangeait un temps pour repartir finalement de nouveau dans la direction opposée. Jusqu’au jour où, travaillant sur la réappropriation de mon propre pouvoir – j’entends pouvoir celui de reprendre le pouvoir sur sa vie – je me suis entendue dire : « Peu importe, j’accepte la situation. Quoi que ma sœur puisse penser de moi, je l’aime. ». 
Quelque chose d’inattendu s’est alors passé. J’ai ressenti une délicieuse libération, j’ai su ce que l’on ressent à aimer vraiment et j’ai su ce que le mot acceptation voulait raiment dire. J’ai senti l’énergie dépensée par rapport à cette situation douloureuse me revenir, je l’ai senti m’inonder en même temps que je goutais au sentiment d’aimer sans retour.
Telle est la leçon que ma sœur m’aidait sûrement à expérimenter : ce qu’est la véritable acceptation.
Deux jours après cette libération, ma sœur s’est, contre toute attente, montrée avec moi sous son meilleur jour. Le fait de ne rien attendre d’elle, de me libérer de tout attachement, m’a permise  de libérer ce qui devait être pour me retrouver dans une relation de respect, de liberté et d’amour.

Une autre confusion assez fréquente est celle d’assimiler l’attachement à l’amour. Le détachement n’est pas une perte de sentiment qui conduit à l’indifférence, je crois que c’est au contraire une grande manifestation d’amour.

Sandrine Moirenc, le  27 mars 2017

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Mots-clés: theta healing, changement

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